…ou le jour où « Le Scaphandre et le Papillon » a changé ma vie.
Nous sommes le 8 octobre, soit deux jours après les 35 ans de ma mère, et ce film vient de changer ma vie, I guess.
Malgré des raccords un peu abrupts à mon goût (mais probablement voulus…la beauté de l’Art m’échappe parfois), ce film est sans doute le meilleur, du moins le plus troublant que j’ai vu depuis de longs mois.
Troublant au point que ce post, écrit sous le coup de l’émotion, s’impose…
Après quelques 100 minutes de visionnage, seules raisonnent dans mon esprit ces considérations nouvelles et pourtant tellement évidentes :
- ne jamais oublier que personne n’est à l’abri de rien…
- ne jamais oublier que la vie peut être courte…
- ne jamais oublier qu’on ne devrait pas avoir besoin de perdre les choses pour réaliser à quel point elles nous sont chères…
- ne pas oublier qu’on ne pourra peut être pas rattraper demain ses erreurs et ses manquements d’aujourd’hui…
Le mot que ça m’inspire : Amour.
C’est niais, c’est cliché, c’est tout ce que vous voudrez…mais c’est ainsi. Ma conclusion de midinette c’est que rien d’autre que l’Amour ne devrait nous faire vivre. Vis dans, par et pour l’Amour, toujours, quoiqu’il advienne.
C’est un travail ardu, j’en ai pleine et entière conscience, mais c’est un travail auquel je veux m’atteler quoiqu’il m’en coûte.
Un ami, un jour, dans une autre vie, m’avait appelée pour simplement me demander d’écrire sur un papier, que je garderai toujours, cette simple phrase : « la vie est trop courte pour avoir la haine ». Empruntée elle-même à un autre très bon film (« American History X »), cette conclusion est réapparue dans mon esprit comme un écho à la mienne. Et la tentation est grande, pour moi, de la reformuler plus radicalement en : « AIMEZ ».
Voyez-vous, j’ai réalisé, en un peu plus d’1h30 de visionnage, que je faisais probablement partie moi aussi de ceux qui auraient presque besoin d’un drame pour réaliser leurs erreurs et ce qui aurait dû être mais n’a pas été…
Ce film vient de changer une partie de ma vie, je crois…et de sauver quelques souvenirs passés et à venir…
Je n’ai pas lu le livre, mais ne désespère pas de mettre la main dessus, à l’autre bout du monde…néanmoins je sais déjà une chose, c’est que Jean-Dominique Bauby a sauvé mon âme…
A Jean-Do, merci.