The Abi Adventures Show’s Weblog

The Diving Bell and the Butterfly…

8 octobre 2008 · 7 commentaires

…ou le jour où « Le Scaphandre et le Papillon » a changé ma vie.

Nous sommes le 8 octobre, soit deux jours après les 35 ans de ma mère, et ce film vient de changer ma vie, I guess.

Malgré des raccords un peu abrupts à mon goût (mais probablement voulus…la beauté de l’Art m’échappe parfois), ce film est sans doute le meilleur, du moins le plus troublant que j’ai vu depuis de longs mois.

Troublant au point que ce post, écrit sous le coup de l’émotion, s’impose…

Après quelques 100 minutes de visionnage, seules raisonnent dans mon esprit ces considérations nouvelles et pourtant tellement évidentes :

- ne jamais oublier que personne n’est à l’abri de rien…

- ne jamais oublier que la vie peut être courte…

- ne jamais oublier qu’on ne devrait pas avoir besoin de perdre les choses pour réaliser à quel point elles nous sont chères…

- ne pas oublier qu’on ne pourra peut être pas rattraper demain ses erreurs et ses manquements d’aujourd’hui…

Le mot que ça m’inspire : Amour.

C’est niais, c’est cliché, c’est tout ce que vous voudrez…mais c’est ainsi. Ma conclusion de midinette c’est que rien d’autre que l’Amour ne devrait nous faire vivre. Vis dans, par et pour l’Amour, toujours, quoiqu’il advienne.

C’est un travail ardu, j’en ai pleine et entière conscience, mais c’est un travail auquel je veux m’atteler quoiqu’il m’en coûte.

Un ami, un jour, dans une autre vie, m’avait appelée pour simplement me demander d’écrire sur un papier, que je garderai toujours, cette simple phrase : « la vie est trop courte pour avoir la haine ». Empruntée elle-même à un autre très bon film (« American History X »), cette conclusion est réapparue dans mon esprit comme un écho à la mienne. Et la tentation est grande, pour moi, de la reformuler plus radicalement en : « AIMEZ ».

Voyez-vous, j’ai réalisé, en un peu plus d’1h30 de visionnage, que je faisais probablement partie moi aussi de ceux qui auraient presque besoin d’un drame pour réaliser leurs erreurs et ce qui aurait dû être mais n’a pas été…

Ce film vient de changer une partie de ma vie, je crois…et de sauver quelques souvenirs passés et à venir…

Je n’ai pas lu le livre, mais ne désespère pas de mettre la main dessus, à l’autre bout du monde…néanmoins je sais déjà une chose, c’est que Jean-Dominique Bauby a sauvé mon âme…

A Jean-Do, merci.

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Des années plus tard…

15 août 2008 · 2 commentaires

…elle revient, posti postant…l’air de rien, comme si elle était partie la veille…

Pas d’inspiration, que voulez-vous que je vous dise.

C’est pourtant pas la matière qui me manque mais faut vous dire, Mesdames, Messieurs, que l’auteure est maudite. Offrez-lui une vie plutôt sympa et elle perd toute substance.

Ben oui, j’ai besoin d’être « malheureuse » pour avoir des trucs à dire…étonnant non ?

Bref, étant un peu à court de mauvaises nouvelles dernièrement, je me suis vue bloquée dans une incompétence intellectuelle rarement égalée ces derniers mois…

J’ai bien essayé de faire des phrases, avec des mots mis les uns derrière les autres, dans un ordre structuré, histoire de donner un semblant de sens mais rien n’y faisait, soupes après soupes, j’ai finalement accepté mon triste sort et l’idée selon laquelle « là tout de suite, c’est pas possible ».

Mais bon, n’y tenant plus parce que rongée par la honte, me revoici sur un nouveau document word, bien décidée à remplir au moins une page parce que merde à la fin, c’est quand même moi qui décide hein, pas mon cerveau (cette phrase n’a aucun sens mais j’avais prévenu).

Des nouvelles pour ceux que ça intéressent et qui savaient pas (les autres, vous pouvez passer directement au prochain chapitre) :

- j’ai déménagé, dans une chambre toute seule, dans une maison avec plein de gens, de partout (même des américains…même un qui vient de Orange County, dit O.C…les fans me comprendront). C’est chouyette, vraiment. Ca cause l’english partout, ça fait des BBQ dans le backyard, ça boit du vin, ça fait des balades…bref, c’est COOOOOOOOL,

- j’ai rencontré John, metteur en scène et producteur de théâtre, dont faudrait que j’arrive à faire quelque chose puisqu’il tombe là de façon providentielle,

- j’ai eu une promotion au Pablo’s Vice, en terme de jours…je travaille plus, je gagne plus (merci qui ?), je suis éclatée mais un peu plus riche,

- j’ai croisé Charming…je le croise même tous les jours…j’ai plus qu’à trouver le manuel du « Comment passer le message à Charming que je suis moi-même la Sleeping Beauty ? »…on y travaille…

Bref, tout ça fait que bon, n’ayant plus de raisons de me plaindre, je n’ai plus non plus grand-chose à raconter…ainsi s’écrit la réalité de ma vie, de mon être !

Ca fait peur, je sais, je suis la première scandalisée par ce bilan.

Mais bon, parce que j’ai dit que j’allais remplir au moins une page, je me lance, et je me lance sur quoi ? La rubrique « People et cancans », parce que c’est la plus simple et celle qui intéresse le plus les cupines.

Donc, cette semaine, dans les cancans et autres bruits de couloirs, nous avons l’énigme « Charming ».

Charming, c’est le pseudo autoritairement imposé par moi à celui qui, selon moi, le porte le mieux.

Charming est donc charmant…charmant à regarder, évidemment, mais charmant dans sa façon d’être, aussi et surtout…

Charming est australien de passeport mais italien de cœur…et d’esprit…

Charming sait qu’il est Charming et en plus il est plutôt un commercial hors pair…

En résumé, ça nous donne un bon business guy, beau gosse et rital, autrement dit un grand brun qui fait des yeux doux et des hugs…sans que personne ne sache réellement ce que ça cache.

Alors moi, évidemment, face à Charming, j’ai choisi ma position : je serai la midinette de base qui, comme on l’imagine, se pâme à chaque compliment et attend nerveusement chaque matin son câlin quotidien !

C’est puéril, c’est potentiellement sans suite, MAIS là tout de suite, on s’en fout ! Reste que ça fait plaisir et que personnellement, mes deux minutes quotidiennes de main dans la sienne suffisent à me faire dire que bon, la vie est plutôt cool !

Je n’en demande pas plus, n’en veux pas plus (enfin du moins pas tant que j’en saurais pas plus sur la bête) mais j’aime l’idée que finalement tout pourrait arriver…comme rien !

Peut-être Charming tombera-t-il sur la Sleeping Beauty…

Peut-être que la Sleeping Beauty tombera sur le vrai Charming (Philippe*)…

Va savoir…

En attendant, JOUONS !

(* Pour les ignares de l’assemblée qui ne comprendraient pas certaines allusions, petit lexique :

- Sleeping Beauty = Belle aux Bois Dormants, autrement connue en France sous le prénom Aurore…et pour les mécontents, adressez-vous à Disney,

- Philippe = véritable prénom supposé du Prince Charmant, toujours dans The Sleeping Beauty ou La Belle aux Bois Dormants pour les francophones contrariants.

C’est plus clair là ??)

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Love is in the air…

28 juin 2008 · 6 commentaires

« Love is in the air »…c’était la musique de quoi déjà ? Quelqu’un pour m’aider ?

Une publicité, à l’évidence, mais pour qui ? Pour quoi ?

Ca fait trois jours que je cherche, en vain…je bloque sur du désodorisant pour les water tout en sachant que je dois m’approcher mais que c’est pas ça, malgré tout…

Bref… Love is in the air, qu’on disait…mais pourquoi donc ma bonne dame ?

Parce que la vie est Amour, les gens sont Amour, le travail est Amour…du moins j’essaye de m’en convaincre, c’est bon pour mon karma.

Y’a de l’Amour à ma gauche…Hadar et Ethan…3 ans déjà, on les a pas vus pousser…

Y’a de l’Amour en face, dans la chambre d’en face, entre deux protagonistes que je ne citerai point pour préserver leur anonymat (et aussi parce que j’ai très peur que l’espagnole de l’équipe me fracasse si elle se rend compte que je l’ai balancée ici…ah oups, je crois que je viens justement de la balancer un peu…adios donc…)

Y’a de l’Amour dans ma chambre aussi…Gina est en Amour avec les éléments, Pérette est un Amour sur pattes (si si, et elle vous em***de, dans son infinie douceur).

Y’a de l’Amour au Pablo’s Vice, mon café, avec Bernard, prêt à tous les sacrifices (y compris virer une junky nymphomane) pour me faire de la place…

Y’a de l’Amour sur le palier, dans l’immeuble, sur la plage, dans le gazon, dans le bus… Y’a de l’Amour quoi…pas toujours le même, pas toujours comme l’entendent les midinettes mais malgré tout il y a de l’Amour…

Et moi j’aime bien quand le love is in the air…je kiffe Bernard, je kiffe Ozzi, je kiffe ma couette, je kiffe Manue and co, je kiffe les nouvelles têtes, je kiffe David mon cous’ d’Amour, je kiffe ce qu’il se passe et celui/ceux avec qui ça se passe…

Je kiffe my life quoi…

Ca méritait d’être dit…

Pourvu que ça dure…

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C’est Quelqu’un qui m’a redit…

15 juin 2008 · 5 commentaires

Que j’avais été un peu rude…

Soit…

C’est le risque de l’auto psychanalyse exhibitionniste…écrire c’est une bonne thérapie mais ça chagrine ceux qui se sentent concernés…

Alors bien sûr, c’est pas l’objectif…le seul réel intérêt de ce que j’écris étant pour moi, finalement…chacun gère ses déceptions comme il peut hein…

Sauf que chez moi ça se fait parfois « en public » (même si la portée de ce blog est relativement limitée, forcée de l’avouer). Du coup, Quelqu’un s’est senti attaqué…et pour cause, en toute honnêteté, il l’était ! Mais il faut que Quelqu’un comprenne que c’était moins CONTRE lui que POUR moi !

Alors je voudrais dire à Quelqu’un qu’il ne devrait pas se tarauder de la sorte…mais que je garde à l’esprit la portée de mes dires…et je l’engage à prendre conscience de la portée de ses faits, les deux étant intrinsèquement liés, finalement !

Qui ne me déçoit pas n’apparaît pas ! D’aucuns diront que le procédé est un peu facile, voire dictatorial, et à ceux là je répondrai : « oui, sans doute ! ». Ceci dit, ce blog est mon espace de liberté, ma thérapie à moi quand j’ai du chagrin c’est d’écrire, et je ne fais finalement pas grand mal à qui que ce soit….

Réfléchis bien Quelqu’un, creuse dans ta mémoire et tu trouveras sans doute bien plus revancharde que moi ! J’ai la « vengeance » soft moi…pas parce que je suis meilleure qu’une autre mais juste parce que je crois au karma…arrivera ce qui arrivera et chacun de nous récupère, quoiqu’il advienne, le bénéfice et/ou les fâcheuses conséquences de ce qu’il sème…je ferai pas mieux ! Alors je ne me venge pas, je me contente de travailler à aller bien, et si ça inclut de parler de choses qui taraudent Quelqu’un, j’en suis désolée mais Quelqu’un a fait ses choix, j’ai fait les miens !

Bref, aucune agressivité dans mes propos, ne nous méprenons pas…et à l’heure actuelle, je n’en veux à personne, je suis même reconnaissante à Quelqu’un d’avoir eu la présence d’esprit qui me faisait défaut à un instant T, parce que pas apte à être lucide à l’époque.

De belles choses me sont arrivées depuis, et ce grâce à Quelqu’un alors de grâce, ne me hais point…moi je ne t’ai jamais plus aimé qu’aujourd’hui…

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La stratégie de l’échec…

12 juin 2008 · 3 commentaires

Depuis environ 1 mois et demi, je travaille la stratégie de l’échec. La règle est simple : il suffit de parvenir à rater un maximum de choses.

Alors, pêle-mêle, moi, j’ai raté :

- la date limite d’envoi de contribution à un concours qui aurait peut-être bouleversé ma vie (ben ouais, on sait jamais !),

- ma date limite psychologique de démission d’un boulot (en français) qui m’emmerde grave,

- le bus 380 une bonne dizaine de fois…à 1 min près…

- le dernier match France vs Nouvelle-Zélande de notre ami Bambou (en même temps, pas de belles actions, parait-il),

- le premier match de l’Euro de l’Equipe de France de foot (même si ça m’intéresse à peu près autant que la date de péremption des œufs des voisins),

- un certain nombre d’invitations à diner auxquelles, en plus, j’aurais aimé aller…

Mais alors ça, c’est tout moi. L’art et la manière de s’écarter des choses qui en valent la peine pour des choses qui servent à rien.

Ben oui, moi je suis un peu celle qui finit par trainer ses guêtres à Nigloland alors qu’elle aurait pu atterrir à EuroDisney si elle avait fait preuve d’un peu de patience.

Mon immaturité latente n’étant plus à prouver, ceux qui me connaissent pourront témoigner de mon inclinaison naturelle à me laisser divertir (et sortir du bon chemin) par des pacotilles et des futilités.

Cela fait donc plus d’un mois que je perds mon temps à m’essouffler dans des matchs sans intérêt (et pourtant j’avais un bon coach, Bambou, à disposition pour m’expliquer les règles et la bonne tactique)…en laissant derrière moi les choses et les gens qui auraient peut être changé ma vie…

Mais restons optimistes, rien n’est jamais perdu !

- le concours est mort mais il n’est pas seul…et à force d’insistance (voire, de harcèlement), peut-être arriverais-je à imposer mon style à ceux qui me l’avaient proposé !

- la lettre de démission est finalement partie…y’a plus qu’à prendre son mal en patience,

- les horaires du 380 sont dorénavant bien ancrés dans ma cervelle de blonde,

- le match France vs Nouvelle-Zélande aura peut-être des prolongations, et quand bien même il n’y en aurait pas, connaissant Bambou, une nouvelle rencontre sportive devrait pas tarder, je pourrai me refaire et peaufiner ma technique (je compte sur toi, Bambi, pour les commentaires),

- l’Equipe de France jouera encore, personne n’est mort, à l’aide de bière il est pas exclu que je devienne supporter.

Reste les invitations ratées. C’est tout le problème. On vit loin, on vit pas pareil, les gens bougent beaucoup et parfois quand tu rates une occasion, c’est pour toujours…

Je suis pas encore désespérée mais j’avoue être honteuse de pas avoir honoré ceux (ou celles d’ailleurs) qui ont fait un pas vers moi et que je n’ai pas rejoins probablement parce que justement il y avait risque que ce soit chouette…

On est loin, on peut bouger n’importe quand, c’est lâche mais tellement plus simple d’esquiver ceux qui nous ressemblent trop et qu’on aurait trop peur de voir partir…

Ceci dit, j’ai récemment découvert que même ce qui ne sert à rien peut décevoir alors moralité : vivons comme si on devait ne jamais se quitter, et ouvrons nous aux meilleurs !

Pour finir, des spéciales dédicaces :

- à celles et ceux qui m’ont proposé toutes ces choses qui me ressemblent et que je n’ai pourtant pas faites parce que divertie par le premier trublion croisé !

- à Bambou et à sa coiffeuse qui, à leur manière, m’ont beaucoup appris et m’ont remis dans le droit chemin ! (tout en partageant avec moi une certaine maitrise de la stratégie de l’échec…changez rien vous êtes superbes !)

A partir de maintenant, on se laisse approcher et on réorganise les équipes pour avoir enfin de beaux matchs !

Enjoy !

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Once upon a time…Bambou…

29 mai 2008 · 4 commentaires

Il était une fois Bambou.

Bambou était un jeune homme double : « Ravi » en surface, machiavélique à l’intérieur. En bon fan de « football », Bambou aimait à jouer régulièrement des « matchs », contre des adversaires plus ou moins avertis.

Mais les matchs de Bambou avaient la sportivité limitée. Les « matchs » de Bambou, c’est avec les femelles qu’il les jouait. Car dans la vie, il faut savoir s’amuser de tout, et le parallèle entre le match de foot et la première rencontre, la séduction et la conclusion de l’affaire avait séduit Bambou qui aimait à conter ses péripéties nocturnes comme on commente une rencontre de grand championnat.

Depuis son arrivée sur le sol australien, Bambou avait joué de nombreux matchs, plus ou moins faciles… Jusqu’au jour où Bambou décida d’outrepasser les règles et d’aller piocher dans les adversaires « intouchables ». Et oui, pour la beauté du sport, pour le fairplay, en théorie, tu ne dois jouer qu’avec des avertis…sans ça tu risques la condamnation pour match truqué (trop facile de marquer des buts si l’adversaire ne sait même pas qu’il a des cages à gardienner).

Mais Bambou, dont parfois la réflexion s’arrêtait là où commençait une ouverture facile, n’était pas homme à s’arrêter aux règles du sport. Les règles ne sont-elles pas faites pour être contournées ?

Alors Bambou, fatigué d’avoir beaucoup jouer, s’est laissé aller au drible facile : tu choisis un adversaire, tu choisis ton ballon, et le jeu consiste à faire en sorte que l’Elue ne comprenne à aucun moment qu’elle est dans une phase de jeu à hauts risques, et que donc, elle ne lutte pas pour garder le ballon (dont elle ne soupçonne même pas l’existence).

C’est vicieux…un peu bas d’aucuns diront…mais Bambou a une excuse : il vit loin des siens, les règles françaises restent en France, on doit lui pardonner, donc.

C’est ainsi que nous avons assisté, de façon plus ou moins active, à une démonstration de la technique de Bambou…sans sourciller, droit dans les yeux, Bambou enchaîne les passes, drible, marque des points, sous les yeux ébahis d’un public naïvement convaincu de son esprit sportif…

Il séduit son adversaire…fait ce que cette dernière attend de lui…la met en confiance, puis lui plante « un couteau dans le dos » au moment où elle commence à croire qu’ils jouent ENSEMBLE…

Pas très glorieux, c’est sûr mais d’une efficacité redoutable…soyons honnêtes, tout principe moral mis à part : c’est bien joué !

Alors nous, c’est vrai, on est un peu choquée de la manœuvre…ben oui, on est un peu naïves nous, un peu fleur bleue…un peu outrées, du coup, qu’on puisse jouer autant de violon pour marquer un but… Mais d’un point de vue de mâle en rut, assoiffé de séduction (pour rester polie), tous les moyens sont bons, et la moralité n’a pas sa place…

Alors qu’importe si on esquinte un joueur au passage…l’important n’est-il pas de participer ?

Qu’importe le chemin utilisé, l’important est d’arriver à destination…

Sans doute…

Personnellement néanmoins, je n’adhère pas à la technique…on m’a élevé dans le respect de mon prochain, qu’y puis-je ?!

Reste que : Bravo Bambou, embrouilleur number 1 de Sydney, pour ta technique et tes qualités théâtrales indéniables ! On y a cru, tous !

Moralité : méfiez-vous des Ravis…

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BONNE FETE LES MAMANS !

25 mai 2008 · Laisser un commentaire

Aujourd’hui c’est la fête des mamans, alors je profite de l’occasion pour faire un ptit post juste pour la mienne, de maman.

Ma maman c’est la plus jolie…

Ma maman elle fait les meilleurs gratins light…

Ma maman a toujours la coupe de cheveux la plus dingue…

Ma maman elle est gentille parce que tout ce qu’elle veut, c’est que je sois bien dans ma vie (même si ça veut dire faire la serveuse bien qu’on m’ait financé plus de 5 ans d’études !)…

Ma maman elle est blonde

Elle s’appelle Marie-Josée

Ma maman elle plait à tout le monde

Normal, c’est moi qui l’ai dressée.

Bonne fête ma maman que j’aime…

PS : et désolée pour la cadeau que t’auras pas, du coup ;)

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What I like about you…

24 mai 2008 · Laisser un commentaire

- J’aime la serviabilité de Lior, toujours prêt à partager, toujours prêt à m’emmener faire les courses en scooter, toujours prêt à cuisiner pour Shabbat…

- J’aime la touffe de cheveux d’Ethan, parce que j’aimerais tellement lui raser…

- J’aime la bonne humeur d’Hadar, trop mignonne, toujours souriante, so cute…

- J’aime notre anglais rafistolé entre nous. On est tous là pour apprendre, on veut tous communiquer, mais on n’a pas toujours les mots alors on s’arrange. Ca donne un anglais qui ressemble à rien mais qui est beaucoup plus drôle…et qui surtout ne nous empêche pas de passer de bons moments ensemble…

- J’aime la bonne humeur de Bernard et son incapacité à dire « E » quand il m’épelle quelque chose…

- J’aime la maladresse de Gina, incapable de passer une semaine entière sans s’ébouillanter d’une façon ou d’une autre…

- J’aime la capacité d’abnégation de Gina, toujours (ou presque) prête à aller faire les courses du ptit-déj…croissants, Nutella, pain, œufs…on est dans un pays calorique, c’est ainsi…

- J’aime la guigne de Jo : un obstacle au sol, il est pour lui, une clé cassée, pour lui aussi, un pot de peinture qui traîne, idem…

- J’aime la cuisine de Stéphane…mes hanches moins, mais moi oui…

- J’aime la gentillesse de Stéphane, et toutes ces petites choses qu’il fait et qui font que je vais bien…

Pourvu que ça dure…

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Israelian connexion, what else ?

24 mai 2008 · Laisser un commentaire

Il y a deux semaines, Gina et votre humble serviteuse emménageaient à l’étage du dessus. Un appart pas dans le meilleur état mais une vue imprenable sur Bondi Beach et une nouvelle proximité avec nos ex voisins du dessus, devenus voisins de palier, intéressante. Cool quoi.

Une angoisse néanmoins : l’attente de l’arrivée de 3 nouveaux colocataires dont on sait d’eux…qu’ils sont israéliens. Pas plus d’informations.

Des questions donc, mais des réponses rapides : ils déboulent, ils sont donc bien 3, un couple et un tout seul. Il y a Hadar et Ethan, les amoureux, et Lior, le solitaire. Ils ont entre 22 et 25 ans, ils sont beaux, ils sont sweet, ils sont souriants, bref, on les aime.

Lior, sa première activité a été de construire une porte là où il n’y en avait plus ! Normal quoi. Moi c’est pareil, quand il me manque une porte, j’en fais une, je vois pas le problème. Leur seconde activité commune a été le grand nettoyage de l’appart pendant que Gina et moi travaillions. Troisième atelier : Facebook. Il y a Hadar, il y a moi. Hadar elle y pige pas grande chose à Facebook (comme un peu tout le monde finalement) donc je lui apprends ce que je sais après plus d’un an à zoner dedans. Quatrième activité : la cuisine. On est vendredi, c’est Shabbat, il faut donc se préparer. Lior s’y colle. Après 4h de préparation, diner est servi avec douze mille trucs, des calories à gogo MAIS un repas de ouf, trop bon, trop bien.

A la fin de cette première semaine, nous ne connaissions donc pas toute la vie de nos camarades mais on en savait assez pour savoir que ça allait être cool et très différent de la vie avec l’ermite Alex.

Une nouvelle aventure internationale commence, enjoy…et merci les gars !

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Et sinon, quoi de neuf ?

24 mai 2008 · Laisser un commentaire

De l’Amour, de la haine, du travail et du sommeil (pas trop, cf le début de cette phrase)…

Une rencontre sympa : Bernard.

Bernard, il est né au Sri-Lanka, il a vécu 20 ans en France, il a fait tous les boulots du monde et aujourd’hui il est propriétaire du Pablo’s Vice, petit café de Surry Hills, point de rencontre hétéroclite de ceux qui zonent dans le coin, à savoir, chanteurs, musicos, photographes et comédiens en tous genres…

Bernard, je l’ai rencontré par une amie d’amie, Carole (si tu m’entends, mes sincères remerciements !) parce qu’il cherchait des gens pour bosser et que je cherchais des dollars.

Alors on s’est vu, on a fait des tests, et il a dit « banco » bien que mon absence d’expérience en la matière et mon anglais rafistolé fassent de moi une piètre waitress. Mais Bernard est un optimiste, et donc il donne sa chance aux débutants, surtout aux françaises je crois parce que bon, ça lui donne l’occasion de papoter un peu dans une langue qu’il aime bien, finalement !

Bernard, je comprends pas tout ce qu’il dit (le mix sri-lankais, anglais, français, c’est un peu hard à 8h du mat, faut me comprendre), mais bizarrement les phrases « fais une pause », « mange un truc », « tu veux un café ? » sont particulièrement audibles pour mes oreilles de française fatiguée.

En somme, Bernard, c’est une crème, une crème qui m’incite à moins travailler, ce qui est quand même très sympa de la part de celui qui te paye.

Le premier jour au Pablo’s Vice a été comme une révélation : la révélation que j’avais effectivement deux mains gauches et une méconnaissance totale des habitudes caféennes australiennes. Je suis là, j’essaye de prendre les commandes de gens qui enchaînent les demandes auxquelles je comprends rien. Florilège :

- « Can I have a soy chai latte please ? » : soy chai latte…oui mais encore ??

- « A skim cap with equal » : euh…

- « A turkish toast with peanut butter and cheese on top » : Are you sure ????

Bref, les premières heures, tu oscilles entre incompréhension et désespoir parce que quand même, sur le papier, servir des cafés et des sandwichs ça avait l’air simple…

Donc, après une heure sur le mode « euh…cad que…si même des cafés j’y arrive pas, je vois pas bien ce que je vais devenir…hein… », j’ai trouvé ma planche de salut dans la vaisselle. Un coup de panique = un passage au fond de la salle, avec la vaisselle. Et comme j’ai eu un certain nombre de coups de panique, la vaisselle n’a jamais été faite aussi rapidement et n’a jamais autant brillé. Et ouais, c’est l’efficacité européenne.

Toujours est-il qu’ici c’est pas ce qu’on te demande, d’être la pro de la vaisselle. On attend de toi que tu sois multi fonctions et surtout, que tu sois NO WORRIES…autrement dit, la méthode Aurore (« je cours, je vole, je suis speed, désolée j’ai pas le temps, j’ai des assiettes sales qui m’attendent »), c’est pas la bonne !

Ok, comprendo.

Alors, on s’arrête, on se détend, et on essaye de comprendre : un soy chai latte, c’est juste une sorte de latte, avec du lait de soja en prime. Un cap, c’est un cappucino, et les equal ce sont les sucrettes. Un peanut butter toast with cheese on top c’est juste un truc dégueu, mais rien de grave, beaucoup de gens ici aiment les trucs dégueus alors…faut juste plus s’étonner.

Une fois ces mises au point faites, on peut repartir du bon pied et la jouer cooooool.

Oui parce que bon, comme il dit Bernard « c’est pas difficile tout ça, c’est de l’habitude », et pis bon, c’est le bon côté de l’Australie : quoique tu fasses ici, a priori tu joues pas ta vie, hein alors…NO WORRIES.

Conclusion : depuis deux semaines maintenant, les lundis et vendredis, je papote, je sers, je récure et je range au Pablo’s Vice, de 8h à 17h, avec l’ami Béber, John (le Barista tatoué…qui a quand même le visage et le prénom de sa mère, Pamela, tatoués sur le bras…et on s’étonne que je bloque…) et Ozi (le cuisto chilien tatoué lui aussi, comme tout le monde…mais qui lui a le drapeau chilien tatoué sur le bras…ça me fait moins peur…bien que je m’imagine très moyennement me faire tatouer un drapeau français…enfin sait-on jamais…parait qu’il y a des relents de chauvinisme quand on vit longtemps à plus de 20 000 kms de sa patrie…).

Conclusion de la conclusion : on peut danser, chanter, manger à l’œil et faire des pauses quand on veut…je t’aime Bernard….

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